Communication Officielle
Jeudi 30 avril 2026, 07h31 (il y a 3 jour(s) ) CREDIT AGRICOLE SA : Résultats du 1er trimestre 2026 - RÉSULTATS SOLIDES FACE AUX TURBULENCES
À l’occasion du conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. du 29 avril 2026, la SAS Rue La Boétie a informé la société de son intention de procéder à l’achat sur le marché d’actions Crédit Agricole S.A., pour un montant maximum de 800 millions d’euros, et sans intention d’accroître sa participation au-delà de 65% du capital de Crédit Agricole S.A. Les détails de l’opération sont précisés dans un communiqué de presse émis ce jour par la SAS Rue La Boétie. Ce communiqué de presse commente les résultats de Crédit Agricole S.A. ainsi que ceux du Groupe Crédit Agricole, qui regroupe les entités de Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales du Crédit Agricole, lesquelles détiennent 63,5% de Crédit Agricole S.A. Toutes les données financières sont désormais systématiquement présentées en publié, pour les résultats du Groupe Crédit Agricole, de Crédit Agricole S.A. et des métiers, tant pour le compte de résultat que pour les ratios de rentabilité. Groupe Crédit Agricole Activité du Groupe L’activité commerciale du Groupe reste soutenue ce trimestre dans l’ensemble de ses métiers, avec une dynamique de conquête de clientèle de très bon niveau. Sur le premier trimestre 2026, le Groupe enregistre ainsi 600 000 nouveaux clients en banque de proximité, dont 450 000 en France et 150 000 à l’international (Italie, Pologne, Égypte et Ukraine). Cette conquête de clientèle est notamment dynamisée par l’acquisition digitale, avec une nette accélération en France, via L by LCL Pro, et en Italie. Au cœur de cette dynamique, les parcours digitaux de Ma Banque s’enrichissent : ouverture de comptes‑titres (CTO) et de Plans d’Épargne en Actions (PEA), obtention d’accords de principe en ligne pour les prêts immobiliers, lancement du nouveau contrat d’assurance‑vie Oriance. Dans le même temps, le mouvement s’amplifie avec le déploiement de la plateforme d’épargne digitale CA Savings en Allemagne. Au 31 mars 2026, en banque de détail, l’encours de collecte bilan atteint 845 milliards d’euros, en progression de 1,2 % sur un an en France et en Italie ( 1,1 % pour les Caisses régionales et LCL, et 1,9 % en Italie). Les encours de crédits s’élèvent à 897 milliards d’euros, en hausse de 1,9 % sur un an sur ces mêmes zones ( 1,8 % pour les Caisses régionales et LCL, et 2,3 % en Italie). En France, la production de crédits habitat progresse globalement de 6 % par rapport au premier trimestre 2025, dans un marché stable et concurrentiel, avec des évolutions contrastées selon les réseaux. Sur le segment des entreprises, l’activité demeure également bien orientée, en hausse de 7 % par rapport à la même période en 2025. Pour CA Italia, la production de crédits aux entreprises, doublée par rapport au premier trimestre 2025, est particulièrement dynamique, tandis que le marché du crédit habitat est concurrentiel. En gestion d’actifs, la collecte nette atteint un niveau très élevé de 32 milliards d’euros, portée par la gestion passive (ETF, solutions indicielles) et, en gestion active, par les stratégies taux/crédit, diversifiées et les actifs privés. En assurance, la collecte brute épargne/retraite s’élève à 12,6 milliards d’euros ( 19 % par rapport au premier trimestre 2025), avec un taux d’unités de compte de 34,7 % et les débuts prometteurs d’Oriance, nouveau contrat d’assurance-vie 100 % digital. La collecte nette est record à 5,7 milliards d’euros, positive sur les supports euros et unités de compte. En assurance dommage, la performance est soutenue par les hausses tarifaires et un portefeuille de 18 millions de contrats à fin mars 2026 ( 7,3 % sur un an). Au total, les encours sous gestion en gestion d’actifs et épargne atteignent 3 075 milliards d’euros ( 6,9 % sur un an), dont 2 398 milliards d’euros en gestion d’actifs, 378 milliards d’euros en assurance-vie et 299 milliards d’euros en gestion de fortune. Le pôle SFS affiche une activité bien orientée. Chez CAPFM, la production est résiliente dans un contexte de marché automobile toujours défavorable. Elle progresse de 3,5 % par rapport au premier trimestre 2025 pour atteindre 11,4 milliards d’euros, en hausse sur l’ensemble des métiers. Les encours de crédit à la consommation sont en hausse à 123 milliards d’euros, soit 1,9% par rapport à fin mars 2025, porté par le personal finance, et stables sur l’automobile (baisse sur CAAB et en Chine, hausse sur Leasys). Pour les activités de CAL&F, l’activité de crédit-bail enregistre une légère baisse de production de -1,3 % par rapport à mars 2025 dans un contexte moins porteur en France, compensée par une hausse à l’international sur l’ensemble des entités et par l’intégration de Merca Leasing. En affacturage, la production est élevée, portée par de gros deals ( 53 % par rapport au premier trimestre 2025) en France et en Allemagne. La dynamique reste bien orientée ce trimestre pour le pôle Grande Clientèle. La banque d’investissement enregistre une excellente performance ( 29,4 % hors effet change par rapport au premier trimestre 2025), portée par les activités structurés actions, fusions-acquisitions et equity capital markets. La banque de marché est impactée par le ralentissement du marché primaire (-6,4 % sur FICC hors effet change). La banque de financement recule de -6,0 % par rapport au premier trimestre 2025 (-1,1% hors effet change) avec une activité dynamique du Cash Management et de l’Export Finance, et le ralentissement du LBO. Les financements structurés se replient légèrement (-3,7 % hors effet change) après un premier trimestre 2025 élevé. Enfin, les services financiers aux institutionnels maintiennent un niveau très élevé d’encours conservés (6 126 milliards d’euros) et administrés (3 830 milliards d’euros), soutenu par la conquête de nouveaux clients et l’intégration des activités de Degroof Petercam au deuxième trimestre 2025. Les volumes de règlement-livraison sont en forte hausse dans le contexte de volatilité des marchés en mars. Soutien continu aux transitions Le Groupe Crédit Agricole intensifie son soutien aux transitions avec la définition de trois nouvelles cibles en matière de finance durable à horizon 2028, annoncées dans son plan ACT 2028. Ainsi le Groupe cible un ratio green-brown de 90/10 à horizon 2028. Ce ratio mesure la part des expositions liées aux énergies bas-carbone par rapport à celle des expositions liées à l’extraction d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). A fin 2024 et fin 2025, ce ratio s’établit respectivement à 84/16 et 89/11. Le Groupe vise un encours de financement des transitions environnementale et sociale3 de 240 milliards d’euros à fin 2028. Celui-ci s’établit à 220 milliards d’euros au 31 décembre 2025, répartis notamment en 119 milliards d’euros pour la transition environnementale et 78 milliards d’euros en faveur de l’inclusion et de la cohésion sociale. Ce niveau se compare aux 202 milliards d’euros atteints au 31 décembre 2024, qui se répartissaient notamment en 114 milliards d’euros pour la transition environnementale et 71 milliards d’euros en faveur de l’inclusion et de la cohésion sociale. Enfin, la BFI ambitionne d’accroitre ses revenus annuels liés à la finance durable4 pour atteindre 1 milliard d’euros en 2028. En 2024 et 2025, ces revenus s’élèvent respectivement à 655 millions d’euros et 729 millions d’euros. Résultats du Groupe Au premier trimestre 2026, le résultat net part du Groupe du Groupe Crédit Agricole ressort à 2 097 millions d’euros, en hausse de 5,5% par rapport au premier trimestre 2025, bénéficiant d’une forte progression du résultat brut d’exploitation. Résultats consolidés du Groupe Crédit Agricole au T1-26 et T1-25
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire s’élève à 10 000 millions d'euros, en hausse de 2,8% par rapport au premier trimestre 2025, bénéficiant d’une très forte hausse de la marge d’intermédiation des caisses régionales ( 34,3% par rapport au premier trimestre 2025). Les charges d’exploitation restent maitrisées et s’établissent à -6 033 millions d’euro, quasi stable à 0,7% sur un an. Ainsi, le résultat brut d’exploitation s’élève à 3 967 millions d’euros, en hausse de 6,2% par rapport au premier trimestre 2025 ( 8,7% à périmètre comparable6), avec un coefficient d’exploitation à 60,3%, en amélioration de -1,3 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque de crédit s’élève à -960 millions d’euros, en augmentation de 30,6% par rapport au premier trimestre 2025. Il se décompose en une dotation nette de -755 millions d’euros correspondant au coût du risque avéré (niveau 3), et une dotation nette de -159 millions d’euros liée à des provisions de prudence sur les encours sains (niveau 1 et 2), cette dernière intégrant les impacts de la revue des scénarios IFRS 9 pour -80 millions d’euros et de dotations géo-sectorielles liées au conflit au Moyen-Orient pour -28 millions d’euros. A noter, également, une dotation nette de -46 millions d’euros sur les risques autres intégrant notamment un complément de provision juridique sur le crédit auto UK pour -17 millions d’euros chez CAPFM. Les niveaux de provisionnement ont été déterminés en tenant compte de plusieurs scénarios économiques pondérés, et en appliquant des ajustements forfaitaires sur des portefeuilles sensibles. La pondération des scénarios a été revue au premier trimestre 2026, pour tenir compte du déclenchement du conflit au Moyen-Orient et de ses impacts macroéconomiques, avec notamment le renforcement de la pondération du scénario défavorable par rapport au quatrième trimestre 2025. Les scénarios économiques pondérés du premier trimestre 2026 sont identiques à ceux utilisés le trimestre précédent. Le coût du risque sur encours7 atteint 30 points de base sur quatre trimestres glissants et 31 points de base en vision trimestrielle annualisée8. Le résultat avant impôt s’établit à 3 305 millions d'euros, en hausse de 3,9% par rapport au premier trimestre 2025. Il intègre la contribution des sociétés mises en équivalence pour 271 millions d’euros, en hausse de 94 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025, intégrant notamment l’impact de première consolidation d’ICG et un effet périmètre lié à Victory Capital sur le périmètre de la Gestion d’Actifs9 . La charge d’impôt est de -1 021 millions d’euros, en hausse de 2,1% sur la période. Le résultat net avant intérêts minoritaires s’établit à 2 284 millions d’euros, en progression de 4,8 % sur un an. Les intérêts minoritaires reculent de – 6 millions d’euros. Caisses régionales La conquête brute s’établit à 320 000 nouveaux clients sur le trimestre. Le taux de principalisation de dépôts à vue ainsi que la part des clients utilisant les outils digitaux sont en hausse. Les parts de marché de crédit (total crédits) s’élèvent à 23% (à fin janvier 2026, source Banque de France), 0,4 point de pourcentage par rapport à janvier 2025. La production de crédit poursuit son dynamisme et est en hausse de 10% par rapport au premier trimestre 2025, en lien avec la hausse de 11.7% sur le crédit habitat et de 9.5% sur les marchés spécialisés. Le taux moyen à la production des crédits habitat atteint 3,05%10. Le taux global du stock sur l’ensemble des crédits s’améliore sur un an ( 10 points de base). Les encours de crédits atteignent 661 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de 1,9% sur un an et en progression sur tous les marchés et en légère hausse de 0,4% sur le trimestre. Les encours de collecte affichent une hausse de 3,1% sur un an pour atteindre 944,4 milliards d’euros à fin mars 2026. Cette croissance est portée tant par les encours de collecte bilan, qui atteignent 612,6 milliards d’euros ( 1,6% sur un an), que par les encours de collecte hors-bilan, qui atteignent 331,8 milliards d’euros ( 6,1% sur un an), bénéficiant d’une collecte dynamique sur l’assurance-vie. La part de marché de la collecte bilan est en progression par rapport à l’année dernière et s’élèvent à 20,5% (Source Banque de France, données à fin janvier 2026, soit 0,4 point de pourcentage par rapport à janvier 2025). Le taux d’équipement sur l’assurance dommage11 s’établit à 44,9% à fin mars 2026 et poursuit sa progression ( 0,7 point par rapport à mars 2025). Concernant les moyens de paiement, le nombre de cartes est en hausse de 1,6% sur un an, tout comme la part des cartes haut de gamme dans le stock qui augmente de 3 points de pourcentage sur un an, et représente désormais 20% du total des cartes. Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire consolidé des Caisses régionales atteint 3 598 millions d’euros, 7,8% par rapport au premier trimestre 2025. Les revenus sont portés par une forte hausse de la marge d’intermédiation ( 34,3% par rapport au premier trimestre 2025) en lien avec la baisse du coût de la ressource. Les commissions sont impactées par la sinistralité et par de moindres commissions sur gestion de comptes et moyens de paiement, en partie compensées par des commissions dynamiques en assurance vie. Les charges d’exploitation sont en hausse maîtrisée. Le coefficient d’exploitation est en amélioration de -3,3 points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque est dans la tendance des trimestres précédents et s’élève à -412 millions d’euros. Le coût du risque sur encours (en trimestre annualisé) s’établit à un niveau maîtrisé à 25 points de base, en hausse de 2 points de base par rapport au quatrième trimestre 2025. Le résultat net consolidé des Caisses régionales s’élève à 412 millions d’euros, en hausse de 19% par rapport au premier trimestre 2025. Crédit Agricole S.A. Résultats Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Eric Vial le 29 avril 2026, a examiné les comptes du premier trimestre 2026.
Au premier trimestre 2026, le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. ressort à 1 676 millions d’euros, soit une hausse de 1,8% par rapport au premier trimestre 2025. Le produit net bancaire atteint 6 994 millions d’euros, en hausse de 0,9% par rapport au premier trimestre 2025 et à 3,2% à périmètre comparable13. Les charges d’exploitation s’élèvent à -3 981 millions d’euros, en légère baisse sur la période (-0,2%). Le résultat brut d’exploitation s’établit à 3 013 millions d’euros, en hausse de 2,4% par rapport au premier trimestre 2025 ( 5,5% à périmètre comparable13). Ainsi, l’effet ciseaux sur le trimètre est positif avec 1,7 point de pourcentage à périmètre comparable13. Au 31 mars 2026, les indicateurs de risque confirment la qualité des actifs de Crédit Agricole S.A. et du niveau de couverture de ses risques. Le taux de créances douteuses demeure toujours bas à 2,3%, en baisse de -0,1 points de pourcentage sur le trimestre. Le taux de couverture14, élevé, à 72,6%, est en hausse de 1,1 points de pourcentage sur le trimestre. Le stock total de provisions s’établit à 9,7 milliards d’euros pour Crédit Agricole S.A., soit une hausse de 0,1 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2025. Sur ce stock de provisions, 35,2% sont liées au provisionnement des encours sains. Le coût du risque est en dotation nette de -547 millions d’euros, en hausse de 32,2% par rapport au premier trimestre 2025. Il se décompose en une dotation nette sur encours douteux (niveau 3) de -405 millions d’euros (contre une dotation nette de -411 millions d’euros au premier trimestre 2025) et une dotation nette sur encours sains (niveaux 1 et 2) de -102 millions d’euros (contre une dotation nette quasi nulle au premier trimestre 2025), cette dernière intégrant les impacts de la revue des scénarios IFRS 9 pour -38 millions d’euros et des dotations géo-sectorielles liées au conflit au Moyen-Orient pour -28 millions d’euros. A noter, également, une dotation nette de -39 millions d’euros sur les risques autres (contre une dotation nette de -2 millions d’euros au premier trimestre 2025) intégrant notamment un complément de provision juridique sur le crédit auto UK pour -17 millions d’euros chez CAPFM. Par métier, 51% de la dotation nette du trimestre provient du pôle des Services financiers spécialisés (60% au premier trimestre 2025), 21% de LCL (22% au premier trimestre 2025), 13% de la Banque de détail à l’international (16% au premier trimestre 2025), 9% sur les Grandes clientèles (-6% au premier trimestre 2025) et 3% sur le pôle Activités hors métiers (5% au premier trimestre 2025). Les niveaux de provisionnement ont été déterminés en tenant compte de plusieurs scénarios économiques pondérés, et en appliquant des ajustements forfaitaires sur des portefeuilles sensibles. La pondération des scénarios a été revue au premier trimestre 2026, pour tenir compte du déclenchement du conflit au Moyen-Orient et de ses impacts macroéconomiques, avec notamment le renforcement de la pondération du scénario défavorable par rapport au quatrième trimestre 2025. Les scénarios économiques pondérés du premier trimestre 2026 sont identiques à ceux utilisés le trimestre précédent. Au premier trimestre 2026, le coût du risque sur encours atteint 38 points de base sur quatre trimestres glissants15 et 38 points de base en vision trimestrielle annualisée16 (respectivement en dégradation de 4 points de base et de 8 points de base par rapport au premier trimestre 2025). La contribution des sociétés mises en équivalence ressort à 242 millions d’euros au premier trimestre 2026 contre 149 millions d’euros, intégrant notamment l’impact de première consolidation d’ICG et un effet périmètre lié à Victory Capital dans la Gestion d’Actifs17. Chez CAPFM, Leasys est pénalisée par la baisse du résultat des ventes des véhicules d’occasion, et il y a un effet de base défavorable sur GAC Sofinco. Le résultat avant impôt, activités cédées et minoritaires ressort ainsi en hausse de 1,1%, à 1 916 millions d'euros. La charge d’impôt est stable sur l’année à -790 millions d’euros. Le résultat net avant minoritaires est en légère hausse de 1,1%, et s’établit à 1 916 millions d’euros. Les intérêts minoritaires s’établissent à -241 millions d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de -3,5%. Analyse de l’activité et des résultats des pôles et métiers de Crédit Agricole S.A. Activité du pôle Gestion de l’épargne et Assurances A fin mars 2026, les encours du pôle Gestion de l’épargne et Assurances (GEA) s’établissent à 3 075 milliards d’euros, en hausse de 24 milliards d’euros sur le trimestre (soit 0,8%), grâce à une collecte nette positive sur tous les métiers, en particulier en gestion d’actifs et en assurance, partiellement compensée par un effet marché défavorable sur la période. Sur un an, les encours gérés sont en hausse 198 milliards d’euros, soit de 6,9%. L’activité en assurances (Crédit Agricole Assurances) est très dynamique avec un chiffre d’affaires global à un niveau record de 17,0 milliards d’euros, en augmentation de 14,5%18 par rapport au premier trimestre 2025. En Epargne/Retraite, au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 12,6 milliards d’euros, en hausse de 16,0% par rapport au premier trimestre 2025 porté par le taux d’épargne des ménages français, le déploiement auprès des Caisses régionales du nouveau contrat Oriance 100% selfcare (100 000 contrats souscrits en un peu plus d’un mois pour une offre lancée le 23 février) et la réactivation des offres de PAB préférentielle sur versement euro. La dynamique sur la collecte brute s’observe tant en unités de compte ( 17,3%) qu’en euro ( 15,3%). Le taux d’unités de compte dans la collecte brute19 est de 34,7%, en hausse par rapport au premier trimestre 2025 ( 0,4 point). La collecte nette est toujours dynamique et atteint un niveau record à 5,7 milliards d’euros ( 1,8 milliard d’euros par rapport au premier trimestre 2025), constituée d’une collecte nette de 3,0 milliards d’euros sur les fonds en euros et de 2,7 milliards d’euros en unités de compte. Les encours (épargne, retraite et prévoyance obsèques) poursuivent leur progression et s’établissent à 378,1 milliards d’euros ( 25,7 milliards d’euros sur un an, soit 7,3% et 5,0 milliards par rapport à décembre 2025, soit 1,4%). Les effets marchés ont un impact défavorable de -0,7 milliard d’euros. La part des unités de compte dans les encours est de 30,8%, en hausse de 0,8 point de pourcentage par rapport à fin mars 2025, et en baisse de -0,4 point par rapport à décembre 2025. En Assurance dommages, le chiffre d’affaires s’établit à 2,9 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 10,0%20 par rapport au premier trimestre 2025. La prime moyenne bénéficie d’un effet prix favorable provenant des majorations tarifaires induites par le changement climatique et l’inflation des coûts de réparation, ainsi que de l’évolution du mix produits. Le portefeuille atteint le seuil de 18,0 millions de contrats à fin mars 2026 (soit 7,3%21 sur un an). L’équipement des clients particuliers dans les banques du Groupe Crédit Agricole continue de progresser sur un an, à la fois dans les Caisses régionales (44,9%, soit 0,7 point), chez LCL (28,7%, soit 0,7 point), et chez CA Italia (21,1%, soit 0,8 point). Enfin, le ratio combiné à fin mars 2026 s’établit à 95,7%22, en hausse de 2,5 points de pourcentage sur un an, en lien avec la forte sinistralité climatique du premier trimestre. En prévoyance/ emprunteur/ assurances collectives, le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026 s’établit à 1,5 milliard d’euros en hausse de 10,7%23 par rapport au premier trimestre 2025. La prévoyance individuelle affiche une croissance de 8,5%24 liée à la hausse du montant moyen des garanties. L’emprunteur affiche une croissance de 8% essentiellement liée à l’intégration des entités PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione. A périmètre constant, l’activité emprunteur est stable ( 0,5% par rapport au premier trimestre 2025). Les assurances collectives sont en forte hausse ( 28,7% par rapport au premier trimestre 2025) avec notamment l’entrée en vigueur du contrat IEG au 1er juillet 2025. En Gestion d’actifs (Amundi), les encours gérés par Amundi progressent sur le trimestre et sur l’année de respectivement 0,8% et 6,7%, pour atteindre le nouveau record de 2 398 milliards d’euros à fin mars 2026. Les encours bénéficient d’un niveau de collecte élevé sur le trimestre ( 32 milliards d’euros, soit une collecte annualisée de 5% par rapport aux encours à fin décembre 2025), qui compense largement un effet marché et change défavorable à hauteur de -14 milliards d’euros. Par classe d’actifs, et hors JV et Victory Capital, la collecte nette est tirée par la collecte nette moyen-long terme de 31 milliards d’euros (soit 7% en annualisé) qui bénéfice d’une collecte élevée, sur les ETF et les solutions indicielles ( 24 milliards d’euros), sur la gestion active ( 7 milliards d’euros) tirée par les stratégies taux / crédits et diversifiées, et sur les actifs privés ( 3 milliards d’euros). Par type de clients, la collecte nette est positive sur le retail, les institutionnels et les JVs. Sur le retail ( 13,2 milliards d’euros), la collecte nette bénéficie de la poursuite du fort dynamisme en distribution tiers (collecte nette record de 22,4 milliards d’euros) qui compense la décollecte de -9 milliards d’euros sur les réseaux UniCrédit. Sur les institutionnels, la collecte nette s’élève à 15,7 milliards d’euros au premier trimestre, et bénéficie de la dynamique sur l’Epargne Retraite. Enfin le segment des entreprises associées (qui inclut JV et Victory Capital) affiche une collecte nette de 3,1 milliards d’euros sur la période, malgré la baisse des marchés en Chine et en Inde, ainsi que par un effet change défavorable sur la roupie. En Gestion de fortune, les encours gérés s’établissent au total (CA Indosuez Wealth Management et Banque privée de LCL) à 299 milliards d’euros à fin mars 2026 et sont en augmentation de 7,4% par rapport à mars 2025 et en hausse de 0,2% par rapport à décembre 2025. Pour Indosuez Wealth Management, ce trimestre est marqué par la finalisation de l’acquisition de la clientèle Wealth management de BNPP à Monaco. Le taux d’avancement des synergies pour l’intégration de Degroof Petercam est de 40%. Les encours Indosuez Wealth Management à fin mars 2026 s’établissent à 234 milliards d’euros25 en hausse de 0,4% par rapport à fin décembre 2025, grâce à une collecte nette positive et à l’intégration du portefeuille de BNPP à Monaco ( 2,5 milliards d’euros en global), et malgré un effet change et marché défavorable. L’activité commerciale est en progression sur le trimestre avec notamment une hausse de 10% par rapport au premier trimestre 2025 des commissions transactionnelles soutenue par la volatilité des marchés sur le trimestre, et une augmentation des encours de crédits de 16%. Par rapport à fin mars 2025, les encours sont en augmentation de 20,6 milliards d’euros, soit 9,7%, grâce à une collecte nette et l’impact des actifs sous gestion repris de BNPP Monaco de 7,9 milliards d’euros, l’impact de l’intégration de la Banque Thaler ( 3,3 milliards au troisième trimestre 2025) et un effet marché et change qui reste globalement favorable sur la période. Résultats du pôle Gestion de l’épargne et Assurances Au premier trimestre 2026 le pôle GEA réalise un produit net bancaire de 1 960 millions d’euros, en baisse de - 4,8% par rapport au premier trimestre 2025 (en hausse à périmètre comparable6). Les charges baissent de -1,8% et s’établissent à -919 millions d’euros (en hausse à périmètre comparable6) et le résultat brut d’exploitation s’établit ainsi à 1 040 millions d’euros, soit -7,3% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation du premier trimestre 2026 s’élève à 46,9%, en hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Les sociétés mises en équivalence affichent une contribution de 144 millions d’euros, à comparer à 28 millions d’euros au premier trimestre 2025, en lien notamment avec la contribution de Victory Capital pour 31 millions d’euros et à un impact de 85 millions d’euros lié à l’impact de première consolidation d’ICG. En conséquence, le résultat avant impôt est en hausse de 2,4% et s’élève à 1 166 millions d’euros au premier trimestre 2026. Le résultat net part du Groupe enregistre une hausse de 3,0% pour atteindre 700 millions d’euros. Sur le premier trimestre 2026, le pôle GEA contribue à hauteur de 38% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. et à hauteur de 27% aux revenus (hors AHM). Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 14,9 milliards d’euros dont 11,6 milliards d’euros sur les Assurances, 2,3 milliards d’euros sur la Gestion d’actifs et 1,0 milliard d’euros sur la Gestion de fortune. Les emplois pondérés du pôle sont de 55,2 milliards d’euros dont 25,6 milliards d’euros sur les Assurances, 20,9 milliards d’euros sur la Gestion d’actifs et 8,8 milliards d’euros sur la Gestion de fortune. Résultats Assurances Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire des assurances atteint 704 millions d’euros, en baisse de -3,2% par rapport au premier trimestre 2025. Les revenus bénéficient de l’entrée en périmètre, au troisième trimestre 2025, de l’entité espagnole Abanca Seguros Generales et au quatrième trimestre 2025, en Prévoyance, Emprunteur et Dommages, des entités italiennes en partenariat avec Banco BPM, PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione. L’impact de ces trois entités est de 17,5 millions d’euros sur le trimestre. A périmètre constant, les revenus sont en baisse de -5,6% en lien avec la hausse de la sinistralité climatique (tempêtes et crues en France et au Portugal), partiellement compensée, au sein de l’activité Dommages par des liquidations favorables sur les exercices antérieurs. En Epargne Retraite, les revenus augmentent grâce à la forte dynamique commerciale et malgré l’impact défavorable des conditions de marché. Les revenus du trimestre se composent notamment de 520 millions d’euros sur l’épargne retraite et prévoyance obsèques26, 105 millions d’euros sur la protection des personnes27 et 89 millions d’euros sur le dommage28. La CSM (Contractual Service Margin) s’établit à 27,0 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de 4,6% par rapport à fin mars 2025, et en baisse de -1,9% rapport à décembre 2025. Elle bénéficie ce trimestre d’une contribution des affaires nouvelles supérieure à l’allocation de CSM, tandis que l’évolution des conditions de marché impacte défavorablement la réévaluation du stock. Les charges non attribuables du trimestre s’établissent à -108 millions d’euros, en hausse de 12,6% par rapport au premier trimestre 2025. Cette hausse est notamment liée à l’impact pour -7 millions d’euros de l’intégration des entités italiennes en partenariat avec Banco BPM et d’Abanca SG. Ainsi, le résultat brut d’exploitation atteint 596 millions d’euros, en baisse de -5,5% par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat net avant impôt est en baisse de -5,6% et s’élève à 596 millions d’euros. La charge d’impôt s’élève à -172 millions d’euros, en baisse de -18 millions d’euros comparée au premier trimestre 2025. Le résultat net part du Groupe s’établit à 422 millions d’euros, en baisse de -3,9% par rapport au premier trimestre 2025. Les Assurances contribuent à hauteur de 23% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et de 10% à leurs revenus (hors pôle AHM). Résultats Gestion d’actifs Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire atteint 814 millions d’euros et affiche une baisse de -8,8% par rapport au premier trimestre 2025. Retraité de la déconsolidation d’Amundi US29 et de l’impact ICG30, le produit net bancaire est en hausse de 9,9% comparé au premier trimestre 2025. Les commissions nettes de gestion affichent une hausse de 6% hors effet périmètre par rapport au premier trimestre 2025, portées par la progression des encours, en dépit d’une légère érosion de la marge liée au mix produits et au mix clients. Les revenus d’Amundi Technology progressent de 21% par rapport au premier trimestre 2025. Les commissions de surperformance s’établissent à 87 millions d’euros. Les charges d’exploitation s’élèvent à -467 millions d’euros, en baisse de -6% par rapport au premier trimestre 2025. Retraitées des impacts de la déconsolidation d’Amundi US31, les charges d’exploitation sont en augmentation de 8,7%, en lien avec la progression du résultat opérationnel et la poursuite des investissements. Le coefficient d’exploitation est en hausse à 57,3% ( 1,7 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025). Hors impact ICG, le coefficient d’exploitation s’élève à 52,9%. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 348 millions d’euros, en baisse de -12,2% par rapport au premier trimestre 2025. Retraité de l’impact ICG, le résultat brut d’exploitation augmente de 5% La contribution des sociétés mises en équivalence reprend la contribution des joint-ventures asiatiques d’Amundi (29 millions d’euros, en hausse de 4% et affectée par la baisse de la roupe indienne), la nouvelle contribution de Victory Capital (31 millions d’euros, qui bénéficie de la réalisation de synergies), et l’impact de la première consolidation d’ICG (85 millions d’euros32) et s’établit à 144 millions d’euros. En conséquence, le résultat avant impôt s’élève à 489 millions d’euros, en hausse de 16,5% par rapport au premier trimestre 2025. Les impôts s’établissent à -151 millions d’euros à comparer à - 145 millions d’euros au premier trimestre 2025. Les intérêts minoritaires s’élèvent à -114 millions d’euros sur le trimestre. Le résultat net part du Groupe s’établit à 223 millions d’euros, en hausse de 21,8% par rapport au premier trimestre 2025. La Gestion d’actifs contribue à hauteur de 12% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et 11% de leurs revenus. Résultats Gestion de fortune33 Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire de la gestion de fortune s’établit à 441 millions d’euros, en légère progression de 0,6% par rapport au premier trimestre 2025. Il bénéficie de la hausse des commissions ( 6% par rapport au premier trimestre 2025) tandis qu’on observe une légère baisse de la marge d’intérêt dans un contexte de baisse des taux. Par ailleurs, les impacts périmètre sont globalement défavorables : le transfert d’activités de Degroof Petercam (à savoir la reprise des activités de banque dépositaire par CACEIS et la réorganisation des activités de marché avec CACIB) est partiellement compensé par la reprise de l’activité de la Banque Thaler ( 8,5 millions d’euros). Les charges du trimestre atteignent -345 millions d’euros, en hausse de 0,3% par rapport au premier trimestre 2025, compte tenu de l’impact de coûts d’intégration34 et des effets périmètre35. Retraité de ces éléments, l’évolution des charges est en baisse de -1,0% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation du premier trimestre 2026 s’établit à 78,2%, en légère baisse de -0,2 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Retraité des coûts d’intégration, il s’élève à 75,3%. Le résultat brut d’exploitation atteint 96 millions d’euros, en hausse de 1,3% par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque du trimestre est de -14 millions d’euros. Le résultat net part du Groupe atteint 55 millions d’euros, en baisse de -4,9% par rapport au premier trimestre 2025. La Gestion de fortune contribue à hauteur de 3% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et 6% de leurs revenus (hors pôle AHM). Activité du pôle Grandes clientèles Le pôle Grandes Clientèles affiche une bonne activité au premier trimestre 2026, avec une bonne performance de la Banque de financement et d’investissement et une bonne dynamique d’activité dans les Services financiers aux institutionnels. Au premier trimestre 2026, les revenus de la Banque de financement et d’investissement sont en baisse à 1 812 millions d’euros, soit -4,0% par rapport au premier trimestre 2025 (-0,3% hors effet change). L’activité Banque de Marché et d’Investissement est en baisse à 995 millions d’euros, soit -2,2% par rapport au premier trimestre 2025 ( 0,4% hors effet change), avec un recul de la banque de marché (FICC) de -9,0% (-6,4% hors effet change) dans un marché atte
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